Err

  •  
  • Services
  • Contactez-nous
  •  

QUESTIONS D'HISTOIRE

A propos de « L’œil vert de la radio »  et des « Trente glorieuses » - Gilles Ragache

A propos de «L’œil vert de la radio »

et des «Trente glorieuses»

par Gilles Ragache


« Comme l’Atlantide, l’enfance est un continent englouti. En apparence il n’en subsiste rien. En apparence seulement, car si par inadvertance le regard se pose sur certains objets, les souvenirs reviennent en force et des sensations oubliées remontent à la surface par bouffées successives. Ainsi « l’œil vert » d’un antique poste de radio allumé dans la pénombre d’un grenier, le crissement d’une plume Sergent Major sur une feuille, la ronde joyeuse d’un « 45 tours » sur un Teppaz ou le goût réglisse du Coco Boer… réveillent-ils en nous bien des sensations liées à une époque aujourd’hui révolue. Alors, ne boudons pas notre plaisir. Souvenons-nous ensemble de la vie quotidienne dans les années cinquante… » ai-je écrit à propos de « L’œil vert de la radio », un ouvrage de souvenirs organisé autour d’objets emblématiques des années 1950 et qui s’inspire de la vie quotidienne d’un gamin de Paris né juste après la guerre. Un gamin en blouse grise semblable à ceux qui furent photographiés par Doisneau près de la Porte de Versailles. Là où j’habitais alors…

La suite disponible gratuitement au format PDF
L'arc de Triomphe : Un emballage... qui ne nous emballe pas !

L’arc de Triomphe: Un emballage… qui ne nous emballe pas!

En 1985, un couple d’artistes, les Christo, se sont rendus célèbres à Paris en recouvrant de papier doré le Pont-Neuf dans sa totalité.Une performance technique – heureusement temporaire - qui avait amusé les foules et provoqué la curiosité. Or voilà que Christo annonce son retour dans la capitale où il a  trouvé un nouveau terrain de jeu: l’Arc-de-Triomphe, dont«l’emballage» est prévu pour septembre 2020.

Cliquer ici pour voir la suite...
A propos des flèches de Notre-Dame : 800 ans d'histoire !

Par Hervé Luxardo


15 avril 2019 : la "forêt" de Notre-Dame est en feu, la flèche de la cathédrale s'effondre.

Contrairement à ce que certaines hautes personnalités ont pu affirmer au lendemain de l'incendie de la cathédrale, Notre-Dame de Paris a toujours possédé une flèche.La flèche perdue, érigée par Viollet- le Duc, n' est qu'en partie la réplique de celle du XIIIème siècle, détruite pendant la Révolution française...


Cliquer ici pour voir la suite...


La longue et mystérieuse histoire du  « Quinquina » par Gilles Ragache
De « L’arbre aux fièvres » à la quinine :
La longue et mystérieuse histoire du
« Quinquina »

par Gilles Ragache


Au fil des pages de « L’œil vert de la radio » que connaissent bien nos lecteurs, j’ai convoqué nombre de souvenirs d’enfance des années 1950, souvenirs qui sont aussi ceux d’une génération élevée un peu en vrac dans le monde précaire de l’après-guerre. Dans un chapitre consacré aux boissons familiales (« Chapeaux Primior et bouchons Préfontaines »), j’y évoque le goût de réglisse du Coco Boer avec lequel on aromatisait l’eau de la cantine servie dans des verres Duralex. Je conserve aussi en mémoire le gros vin rouge (11°) coupé d’eau que l’on buvait à table en nous appuyant sur les recommandations de Pasteur qui aurait affirmé que « le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons »...


La suite disponible gratuitement au format PDF. Cliquer sur "Article complet" pour accéder à l'article.
Questions d'histoire avec Jean-Pierre Rioux (Partie 1)
QUESTIONS D’HISTOIRE

Notre entretien avec

Jean-Pierre Rioux

1/ Depuis quand et pourquoi vous intéressez-vous à l’Histoire de France ?

        Depuis toujours, quitte à ne pas mettre de majuscule à « Histoire » et à parler plus banalement d’histoire « de la » France. Né en 1939, j’ai des souvenirs très vifs de l’Occupation, de la Résistance et la Libération, à Paris comme en Corrèze. Ma famille, comme tant d’autres, entendait encore fortement ses morts de Grande Guerre surimposés à ceux de 39-45. Ensuite, classe 59 et militant à l’UNEF, la guerre d’Algérie a été mon baptême civique. Cette conjonction combattante me fait appartenir à une génération peu nombreuse mais bien typée d’historiens venue à ce métier tout pleins des heures terribles et en lisant Marc Bloch. Je récite encore volontiers, vieux rêveur peut-être, les Poèmes de la France malheureuse de Supervielle en 1942 : « Nous sommes très loin en nous-mêmes/Avec la France dans les bras/ Chacun la tient à sa façon/ Dans une étreinte sans mesure/ Et se mire dans sa figure/ Comme au miroir le plus profond ». Ma fréquentation de Michelet, Renan, Jaurès, Péguy ou de Gaulle a fait le reste… En somme, je suis terriblement daté. Et, comme disait Henri Calet après la Libération dans Combat, « ne me secouez pas, je suis plein de larmes » !

Cliquez ici pour voir la suite
Questions d'histoire avec Jean-Pierre Rioux (Partie 2)
QUESTIONS D’HISTOIRE

Notre entretien avec

Jean-Pierre Rioux

5/ Quels sont pour vous les lieux les plus emblématiques de l’Histoire de France ?

        Je ne suis jamais indifférent à l’adjectif « emblématique », tout en cherchant à comprendre pourquoi tel ou tel « lieu de mémoire » est devenu emblématique. Et j’ai réagi rageusement l’autre semaine, comme tant et tant de Français, face à l’Arc de Triomphe taggé ou à l’image de Simone Veil assassinée par une croix gammée.
         J’ai beaucoup œuvré en pleine conscience de tout cela à Brive, à Verdun, à Strasbourg, aux Invalides ou à Nanterre… Je crois aussi, dur comme fer, que nous ne sortirons un jour de nos difficultés « identitaires » qu’à condition que chacun d’entre nous, corps et âme, élise et cultive ses propres lieux de mémoire, ceux qui lui ont permis et lui permettent d’aller à la rencontre de l’Autre. Origines familiales, souvenirs d’enfance, foyers d’engagements civiques, tous nationaux ou immigrés peu importe : il s’agit d’entretenir les lieux qui l’ont enraciné à la fois en lui-même et dans son rapport à la collectivité. Pour ma part, de souche limousine et villageoise, petit corrézien devenu piéton de Paris, historien plutôt dispersé mais plein de paysages et de rencontres, je crois avoir conservé ce bagage, indispensable pour œuvrer dans la Cité. Je récite, sans désemparer, La composition française de Mona Ozouf.

Cliquez pour voir la suite...