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MOLIERE

Molière à Auteuil - Claude-Catherine Ragache
Molière à Auteuil
par Claude-Catherine Ragache

En 1667, lorsque Molière s’installa à Auteuil (qu’on écrivait aussi Hauteuil), ce futur quartier de Paris n’était encore qu’un petit village comptant moins d’une centaine de familles qui vivaient essentiellement de l’agriculture. Déjà cependant on y trouvait quelques propriétés de campagne appartenant à des Parisiens. En effet, situé à la limite du bois de Rouvray (l’actuel Bois de Boulogne), sur une colline qui domine la Seine, Auteuil était réputé pour la salubrité de son air et même de son eau depuis qu’un médecin avait découvert en 1628 qu’elle était riche en fer. Ce furent d’ailleurs des raisons de santé qui poussèrent Molière à quitter le centre de Paris pour cette campagne proche.
Il était alors au faîte de sa gloire : comédien et directeur du Théâtre du Palais-Royal, il écrivait pour son public de la ville, et répondait aux nombreuses commandes de Louis XIV qui avait octroyé deux ans plus tôt à sa troupe le titre officiel de Troupe des Comédiens du Roi. Ce rythme soutenu avait de fâcheuses répercussions sur sa santé, réveillant notamment une affection pulmonaire, appelée alors « fluxion de poitrine », qui se manifestait par de violentes quintes de toux. Déjà les années précédentes il avait dû renoncer à monter sur scène à plusieurs reprises, et n’avait réussi à apaiser les crises qu’en suivant un régime strictement lacté préconisé par son médecin et ami, le botaniste Mauvillain. En 1667, suite à une recrudescence de son mal, il opta donc pour Auteuil où il pouvait trouver du lait frais sur place ou, non loin de là, à la ferme-vacherie Magu située à Longchamp (actuelle place de Mexico). Mais en prenant ses distances avec Paris, Molière espérait également retrouver la santé morale. En effet, profondément affecté par l’interdiction de sa pièce Tartuffe, il voyait aussi se dégrader l’harmonie de son couple...

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MOLIERE A SAINT-GERMAIN-EN-LAYE - Claude-Catherine Ragache
MOLIERE A SAINT-GERMAIN-EN-LAYE
Par Claude-Catherine Ragache

Avant de s’installer à Versailles, le roi aimait séjourner à Saint-Germain-en-Laye : il y était né au Château Neuf, son père Louis XIII y était mort, et c’est au Château Vieux qu’il avait trouvé refuge avec sa mère la régente Anne d’Autriche dans la nuit du 5 au 6 janvier 1649. Tous deux avaient en effet quitté précipitamment le Palais du Louvre pour fuir Paris en proie à une émeute déclenchée par la révolte du Parlement allié à de grands nobles. Depuis Louis XIV préférait garder ses distances avec la capitale.
Comme il le ferait plus tard pour Versailles, le roi entreprit au Château Vieux, qui n’était pas des plus confortables, des travaux d’aménagement et d’embellissement, faisant notamment réaliser par Le Nôtre la vaste terrasse qui domine les jardins et offre une vue splendide sur la vallée de la Seine. Il fit aussi transformer l’ancienne Salle de Mars de l’aile ouest, utilisée comme salle de danse, en Salle des Comédies, la plus vaste du royaume puisque d’une superficie de plus de 500m2...

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MOLIERE A VERSAILLES - Claude-Catherine Ragache
MOLIERE A VERSAILLES
Par
Claude-Catherine Ragache

C’est le 16 octobre 1663 que Molière se produisit pour la première fois à Versailles, alors que le château n’était encore qu’un gigantesque chantier. Il y présenta au roi L’Impromptu de Versailles, une pièce en un acte écrite en réponse à de venimeuses attaques déclenchées contre lui par les comédiens de l’Hôtel de Bourgogne, jaloux du succès grandissant de ce rival qui les inquiétait. Cette comédie, qui met en scène une répétition de la propre troupe de Molière, eut l’heur de plaire à Louis XIV qui avait déjà eu l’occasion d’apprécier le talent du comédien et l’avait encouragé à répondre de cette façon à ses ennemis.
On retrouve Molière à Versailles en mai de l’année suivante, lorsque de flamboyantes festivités furent organisées pour l’inauguration des jardins dessinés par Le Nôtre. Pour ces « Plaisirs de l’Île enchantée », que le roi offrait à la reine mais aussi à sa maîtresse Mademoiselle de La Vallière, Louis XIV avait sollicité la participation de Molière et de sa troupe, qui furent logées dans les écuries royales...

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