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La France sous les bombes - Gilles Ragache
Vient de paraître-disponible aux Éditions Economica 49 rue Hericart 75015 Paris, et dans toutes les bonnes librairies.

La France sous les bombes - Gilles Ragache
Gilles Ragache
"La France sous les bombes : Allemandes – anglaises – américaines. (1940-1945)"
Editions Economica. 25 euros.

Depuis des années, Gilles Ragache mène de fructueuses recherches sur l 'histoire de la Seconde Guerre Mondiale en France. Citons parmi ses ouvrages qui renouvellent l' histoire de cette période "La fin de la campagne de France" et "L 'outre-mer français dans la guerre" (Editions Economica). Avec" La France sous les bombes allemandes, anglaises et américaines (1940-1945) " il poursuit son travail de dévoilement historique en nous livrant un tableau d' une réalité trop souvent occultée. Dans un style sobre, il nous rappelle que la France qui a d 'abord subi, au printemps 1940, les bombardements allemands et italiens a reçu, pendant 5 ans, près de 600 000 tonnes de bombes alliées, soit 6 fois plus que le tonnage lancé par le III ème Reich sur la Grande Bretagne.

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L'ami américain - Eric Branca
« L’ami américain »
Washington contre de Gaulle.
1940 – 1969

par Eric Branca

Dans un livre dense, bien écrit et très bien documenté Eric Branca dresse un tableau édifiant des rapports complexes et souvent conflictuels que la diplomatie américaine a entretenue pendant près de 30 ans avec le général de Gaulle.

S’appuyant sur de nombreuses sources d’archives françaises mais aussi et surtout américaines (dont celles de la CIA) Eric Branca confirme que dès 1940, Roosevelt préfère soutenir le gouvernement de Vichy plutôt que celui de la France libre. Tout au long de la guerre, il n’a de cesse de dénigrer le général de Gaulle et - mis devant le fait accompli - il ne le reconnaîtra officiellement qu’en octobre 1944, soit bien après la Libération de Paris. De même en 1945 et 46, Truman, le nouveau président des Etats Unis qui succède à Roosevelt, ne soutient que fort peu le gouvernement français pourtant confronté aux terribles difficultés matérielles et politiques de l’après-guerre...

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Le livre d’Eric Branca est publié aux Editions Perrin. 23 euros.
Pour les aspects monétaires du bras de fer permanent que les Etats Unis ont livré à la France, nos lecteurs pourront aussi consulter avec intérêt :
« De Gaulle – L’or, le dollar et la France (1940 – 1970) » CPHF Editions. 16 euros.
Le mystère Clovis - Philippe de Villiers
Philippe de Villiers
Le mystère Clovis
Albin Michel, 2018. 22 euros

Connu pour être le créateur du Puy du Fou[1] , Philippe de Villiers est aussi l'auteur de plusieurs biographies historiques, dont celles de Jeanne d'Arc et Saint Louis. Avec Le mystère Clovis, il nous plonge cette fois dans une époque plus lointaine encore et peu connue, mais pourtant essentielle de notre histoire. Il nous raconte en effet comment ce guerrier franc, qui n'était à l'origine que "le petit roi de Tournai" réussit, par force ou par ruse, à s'emparer des royaumes barbares qui se partageaient les débris de l'Empire romain d'Occident et à les unifier sous son commandement, dessinant ainsi le futur territoire de la France. Longtemps l'Histoire n'a retenu de Clovis que deux épisodes marquants, celui du "Vase de Soissons" et celui de son baptême. Philippe de Villiers les replace dans leur contexte, permettant au lecteur de mieux saisir la profonde évolution de ce guerrier cruel et sanguinaire en un fin politique capable d'humilité et de pardon. Privilégiant le mode narratif à la première personne, l'auteur donne la parole à Clovis, restituant ainsi dans toute son intime complexité le long cheminement vers la conversion de ce personnage partagé entre sa fidélité aux croyances ariennes de ses ancêtres et son attirance pour la foi chrétienne. Sans oublier le rôle essentiel joué par trois personnages proches de Clovis : Rémi l'évêque de Reims, qui le fait bénéficier de ses conseils, Geneviève la "diaconnesse" de Lutèce, qu'il admire pour sa foi et son courage, et son épouse Clotilde, adepte de la religion catholique depuis son enfance.
Usant avec une jubilation non feinte d'un vocabulaire et d'expressions qui se rattachent aux origines franques de notre langue, Philippe de Villiers reconstitue avec réalisme la violence des mêlées guerrières ou le décor des cérémonies franques. Il nous fait mieux comprendre les mentalités gallo-romaines empruntes de superstitions et sensibles aux miracles. Il ne craint pas de faire certains parallèles entre le Vème siècle finissant, qui voyait l'effondrement du monde romain, et l'époque contemporaine agitée de doutes et de craintes quant à l'avenir de notre civilisation.
Clovis, un guerrier conquérant, un législateur mais, aussi une légende et un mystère qui constituent pour Philippe de Villiers une partie de l' identité de ce qui deviendra plus tard la France à laquelle sa tribu a donné son nom.

[1] Voir dans notre rubrique "Articles divers" le texte de Christelle Boyssou : Le Puy du Fou, la genèse (1977-1978)
A propos des ingérences américaines en France (1945-1970)
A propos des ingérences américaines en France (1945-1970)

        L’intervention des Etats-Unis dans la politique intérieure française n’est pas vraiment chose nouvelle. Dès 1918, le président Wilson ne s’est pas privé d’intervenir dans les négociations destinées à mettre fin au premier conflit mondial et dans la signature des catastrophiques Traités de Versailles qui portaient sa marque et ne résolurent en rien la crise européenne née à l’époque.
        Mais à l’issue du second conflit mondial, profitant de l’affaiblissement de la France dévastée par cinq ans de guerre et par des bombardements massifs (en grande partie américains), cette fois ce sont Roosevelt puis Truman qui tentent de dicter leur loi et veulent réorganiser la France et l’Europe à leur idée. Trois livres récemment publiés montrent à quel point ces interventions américaines en France furent puissantes, systématiques et continues de 1945 à 1970, date de la mort du général De Gaulle.
        Dans le premier de ces ouvrages, L’Ami américain, Eric Branca montre que de Roosevelt à Johnson, les présidents successifs des Etats-Unis n’ont eu de cesse de contrer l’influence française dans le monde, et pour cela de combattre l’action du général De Gaulle (voir la note de lecture consacrée à ce livre sur le site de CPHF). Eric Branca met aussi en lumière le rôle trouble de Jean Monet qui incite à la construction d’une Europe sans cesse plus large et libre échangiste, pour le plus grand bonheur des grandes firmes d’Outre Atlantique.
        Le deuxième livre, écrit par Gilles Ragache et intitulé De Gaulle - L’or, le dollar et la France (1940-1970), rappelle comment les Etats-Unis n’ont eu de cesse, à partir des accords de Bretton Woods en 1944-45, d’imposer la suprématie du dollar à travers le monde et en particulier en Europe. Mais il montre aussi comment le général De Gaulle, en créant le Nouveau Franc, en rééquilibrant la balance des paiements et en assurant la souveraineté monétaire de la France, est parvenu à leur tenir tête. Ce que les Etats-Unis lui feront payer cher en 1968…

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De Gaulle 1969 - L'autre révolution - Arnaud Teyssier
« De Gaulle 1969 – L’autre révolution »
par Arnaud Teyssier. Perrin. 2019. 22 euros.

Dans un essai dense et bien documenté, Arnaud Teyssier s’attache à faire revivre l’action du général de Gaulle après la forte commotion qu’a représentée le printemps 1968. Il s’attache en particulier à l’année 1969 trop souvent résumée par les chroniqueurs comme une simple fin de partie - avant le départ définitif du Général - symbolisée par les émouvantes photographie d’un bref voyage en Irlande sur les traces de lointains ancêtres. Pourtant si la déception fut forte après le printemps 1968, le rétablissement n’en fut que plus spectaculaire et contrairement à ce qui est trop souvent dit, Arnaud Teyssier montre que le Général de Gaulle a continué de gouverner la France pendant un an. Jusqu’en avril 1969, il a peaufiné d’importants projets de réformes dont celle - qui lui sera fatale - du Sénat. De même, il a refusé de dévaluer le franc prenant ainsi à contrepied tous les spéculateurs qui avaient misé sur l’inverse et il a persisté dans sa recherche d’une réelle « participation » des travailleurs à la vie de leur entreprise. Un thème social auquel il tenait beaucoup depuis des années et à propos duquel plusieurs textes avaient déjà été adoptés...

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