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LANGUE FRANCAISE

La codification du français sous Louis XIV - Hervé Luxardo
Le Français, une langue codifiée par volonté royale
par Hervé Luxardo

Aujourd’hui la langue française est concurrencée sur trois fronts :

- Les langues régionales -les fameux « patois »- qui, cependant, sont réellement une partie de l’identité linguistique de la France et qu’il serait incohérent de combattre et encore plus d’éradiquer comme le demandait, en 1794, le très Républicain Abbé Grégoire… et qui ont toutes leur place dans l’histoire de France.

- Les langues allogènes (arabes, wolof, bambara, swahili…) qui commencent à s’installer dans certains quartiers périphériques, colonisant des îlots de plus en plus larges, contribuant ainsi à affaiblir le sentiment d’appartenance à la nation française (dans certains quartiers, il est malvenu de dire bonjour en Français…) ; langues qu’un certain nombre de sociologues, de journalistes et même d’historiens militants cherchent à imposer au sein de l’Education Nationale

- Enfin, la langue Française est aussi menacée quotidiennement par le truchement des médias parlés et télévisés par une espèce d’anglais simplifié et appauvri qui se voudrait universel, le globish, qui coupe un peu plus la population française de ses racines...

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La folle aventure de la langue française - Lorànt Deutsch
Lorànt Deutsch
ROMANESQUE
La folle aventure de la langue française
Editions Michel Lafon. 2018.

L’histoire d’une langue peut s’apparenter à une chorégraphie plus ou moins désordonnée : deux pas en avant, un pas en arrière, quelques pas de côté… La naissance et l’évolution de notre langue, que Lorànt Deutsch qualifie de « folle aventure », témoignent des influences multiples que le français en devenir a subies, acceptées ou rejetées au cours de sa longue histoire. Cette histoire linguistique, comme le raconte Lorànt Deutsch, est étroitement liée aux événements politiques, sociaux, culturels et diplomatiques qui ont agité notre pays. Très tôt les gouvernants ont compris que la langue, ciment d’une nation, leur était un auxiliaire indispensable. Ainsi peut-elle être le « fait du Prince » : si nous continuons à parler une langue en partie héritée du latin, c’est grâce à Clovis qui romanisa son royaume pour mieux l’unifier. Et si le français supplanta le latin dans la langue judiciaire, c’est par la volonté de François 1er qui promulgua l’Edit de Villers-Cotterêts en 1539. Il arriva toutefois que certaines innovations imposées par l’Etat soient rapidement abandonnées, faute d’un consensus populaire. Ainsi en fut-il des mesures autoritaires prises par les légistes de la Révolution française pour changer les noms des mois dans le nouveau calendrier officiel et ceux de bien des communes, et même de remplacer « Monsieur » par « Citoyen »…
Car une langue est aussi le produit de l’usage que l’on en fait. L’auteur rappelle par exemple le rôle discret mais important des copistes qui, avant l’invention de l’imprimerie, transformèrent peu à peu la langue écrite pour la rendre à la fois plus pratique et plus lisible. De même poètes et trouvères contribuèrent à répandre dès le Moyen Age la langue romane, véritable ancêtre de notre français moderne qu’ils préféraient au latin.
D’une lecture aisée, l’ouvrage de Lorànt Deutsch foisonne d’anecdotes ayant trait aux emprunts du français à d’autres langues ou aux multiples tentatives pour réformer l’orthographe qui ont jalonné son histoire...

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La méthode Carré par Claude-Catherine Adam-Ragache
UNE ARME CONTRE LA LANGUE BRETONNE :

LA METHODE « Carré »

Par Claude-Catherine Adam-Ragache


« L'école ni le régiment n'ont encore sensiblement atténué l'emploi du "brezoneck » qui reste la langue courante usuelle de toute la Basse-Bretagne". Ainsi commence un article publié le 15 mars 1902 dans la Revue Pédagogique sous la signature de Séris et intitulé « l'enseignement du français dans les écoles bretonnantes du Finistère ». Loin de déplorer que « 80% des écoles du Finistère soient encore bretonnantes », l'auteur y voit au contraire une occasion de s'en réjouir du point de vue pédagogique, car ces écoles lui apparaissent « comme le plus beau champ d'expérience qu'on puisse rêver pour l'application des diverses méthodes d'enseignement des langues vivantes ».
En l'occurrence la langue vivante à enseigner est le français, langue de l'administration centrale, civile et militaire, par opposition au bas-breton, langue des foires et marchés et du foyer, mais aussi du prêche et de la confession. D'un côté la langue officielle, seule réputée depuis la Révolution capable de transmettre les valeurs de la République et du progrès, de l'autre une langue régionale, considérée comme le vestige d'un passé synonyme de superstitions et d'archaïsmes à combattre.

« Le français sera seul en usage dans la classe »

La langue bretonne - on disait encore à l'époque le bas-breton- a donc la vie dure...

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