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MEMOIRE DE PARIS ET DE LILE DE FRANCE

Conflits autour des Communaux à Chatou (11ème - 19ème siècles) - Hervé Luxardo

Conflits autour des Communaux à Chatou (11 ème-19èmesiècles)

Par Hervé Luxardo


Jusqu’au milieu du 19ème siècle, la ville de Paris est demeurée entourée d'une ceinture continue de faubourgs semi-ruraux où prospéraient de nombreux aubergistes, cabaretiers, maraîchers, artisans et autres maréchaux-ferrant...Chatou est l'un de ses villages dont l'histoire remonte à l'antiquité tardive (le haut moyen âge).

Située dans une boucle de la Seine, à 17 km de la capitale et à 4 km de St Germain en laye,Chatou est une commune de bord de fleuve. Au nord-ouest, elle est limitrophe du village de Montesson et au nord-est de celui de Carrières. Au sud et à l'ouest le territoire est entièrement aménagé en une faisanderie dénommée Le Bois du Vésinet. Plus au nord, on trouve des bourgs qui faisaient la renommée des vignobles franciliens : Besons, Sartrouville et bien sûr Argenteuil qui, sous le Premier Empire, était considérée comme la première commune viticole de France avec plus de 1000 hectares en vignes...A Chatou la vigne couvre le tiers des terres cultivables même si bien de ces terres ne sont plus cultivées en vignes.

Rien de tout cela à Chatou sur les bords de la Seine au terroir d'alluvions et de sols siliceux et qui est une commune où l'emportent largement les terres labourables et les prairies. Longeant le méandre à droite de la Seine, elle possède des îles dont " la Grande Ile de Chatou". Ces morceaux de terroir gorgés d'eau sont un bien précieux pour la communauté villageoise. Et source de conflits...


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Histoire d'une famille d'architectes de Vaugirard (Partie 1) - Gilles Ragache

Histoire d’une famille d’architectes de Vaugirard

(1880-1929)

Par Gilles Ragache

Aux alentours de l’an 2000, alors que j’effectuais des recherches sur l’histoire de Paris à la Rotonde de la Villette, une des conservatrices vint me voir. Me rejoignant à ma place, Madame Dugast me dit qu’elle avait vu mon nom sur la fiche que j’avais remplie et très gentiment me demanda: «Seriez-vous de la famille de l’architecte«Henri Ragache»? Car pour l’inventaire des architectes parisiens que nous établissons, nous avons relevé ce nom sur de nombreuses façades, en particulier sur de grands immeubles en pierre de taille. Et nous avons un problème: comment un seul homme a-t-il pu construire autant d’immeubles différents, sur une période aussi longue? (1880-1929) De plus nous ne retrouvons pas «Henri Ragache» à l’état civil de Paris. Qui était-il donc?Pourriez-vous nous donner des pistes? »...


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Histoire d'une famille d'architectes de Vaugirard (Partie 2) - Gilles Ragache

Histoire d’une famille d’architectes de Vaugirard (Partie 2)

(1880-1929)

Par Gilles Ragache

 

«Un travail en équipe avec Pierre Vigouroux puis Théodore-Sorets fils»

C’est vers 1872, que Charles-Hippolyte se fit officiellement appeler «Henri» dans sa profession comme dans sa famille et ce prénom d’usage s’imposa alors à tous.Par la suite il entrera même dans la raison sociale de son cabinet d’architectes sous forme de l’initiale «H.» accolée à son nom: «H. Ragache». Car dès ses débuts,«Henri» travailla avec des confrères et tout d’abord avec Pierre Vigouroux un architecte connu et prospère du VIIe arrondissement (7 avenue Duquesne). Celui-ci qui, fut d’abord son employeur, compléta la formation d’Henri, puis il devint un collègue avant d’être un ami et même, par la suite son beau-frère, car les deux hommes épousèrent deux sœurs, Julie et Marie Chantaz. A cette époque, ils réalisèrent plusieurs immeubles ensemble mais, en1878, le décès brutal de Pierre Vigouroux, âgé seulement de 39 ans, vint briser cette belle association. Après un temps d’abattement et d’hésitation «Henri» décida de poursuivre seul l’activité du cabinet d’architecte pendant une quinzaine d’années...

 

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Histoire d'une famille d'architectes de Vaugirard (Partie 3) - Gilles Ragache

Histoire d’une famille d’architectes de Vaugirard (Partie 3)

(1880-1929)

Par Gilles Ragache

 

De fait bien des commerces ont été à l’origine de l’édification des immeubles du cabinet Ragache. En effet, comme pour le Congrès,la construction de l’immeuble résultait souvent de la volonté d’ouvrir un commerce. C’est le cas pour une librairie ouverte rue de l’Ecole de Médecine dans le quartier de l’Odéon. A cet endroit Messieurs Vigot et Maloine deux libraires très connus spécialisés dans les ouvrages de médecine voulaient à tout prix rester au plus près de la nouvelle faculté édifiée depuis peu de l’autre côté de la rue. Mais pour cela, il ne restait de disponible qu’une étroite parcelle de seulement 4 à 7 mètres dans sa plus grande largeur.Pourtant, à leur demande, le cabinet «H. Ragache» conçut un immeuble dans le but premier d’abriter la librairie en rez-de-chaussée.Au-dessus, très étroit malgré sa belle façade de pierre de taille, l’immeuble n’était destiné qu’à héberger de petits appartements locatifs afin derentabiliser l’opération. Le cabinet «H. Ragache» a aussi beaucoup construit dans le 15e dont un grand immeuble à l’angle de rue Lecourbe et du boulevard Garibaldi qui, depuis l’origine, abrite une vaste agence du Crédit Lyonnais. Egalement rue Lecourbe mais face à la rue des Volontaires (et donc face à l’emplacement qu’occupait autrefois Le Grand Salon) ils ont édifié un bel immeuble d’angle où aujourd’hui fonctionne toujours une pharmacie...


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La naissance de l'Ile Saint Louis

Mémoire de Paris

LA NAISSANCE DE L’ILE SAINT LOUIS

Par Gilles Ragache


Au premier regard, l’Ile Saint Louis surprend. Elle charme le visiteur, l’envoûte même, sans que l’on puisse dire pourquoi. Pour la plupart des flâneurs comme pour bien des habitants elle incarne l’esprit du «vieux Paris». Pourtant quand on l’observe attentivement, un petit quelque chose intrigue: elle apparaît à la fois ancienne – c’est indéniable - mais, par bien des aspects, elle semble moderne et bien différente des quartiers voisins. La raison en est simple: bien qu’elle ne soit pas toute jeune l’Ile Saint Louis n’appartient pas vraiment au Paris le plus ancien, à celui qui puise ses racines dans les profondeurs du monde médiéval.Parfois au-delà. En effet, dans ce domaine, plusieurs éléments ne résistent pas à un examen attentif. En particulier le tracé de la voirie. Le côté parfaitement rectiligne des rues de l’Ile – même les petites transversales -est inhabituel, incongru même, pour une cité antique. Quasiment toutes forment un angle rigoureusement droit avec leur voisine, un quadrillage impeccable,doublé d’un alignement des façades. Voila qui n’évoque en rien le lacis – voire le fouillis – ou même le côté villageois des ruelles du Moyen Age avec leurs rétrécissements, leurs impasses, leurs retraits, leurs racoins…


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Montmartre est mort ce jour-là par Claude-Catherine RAGACHE

"Montmartre est mort ce jour-là..."

par Claude-Catherine RAGACHE

2 août 1914

Comme chaque samedi soir d'été dans le vieux Montmartre, places et ruelles sont très animées. Pourtant, dans les groupes qui se sont formés aux terrasses des cafés, les discussions sont plus sérieuses qu'à l'habitude. Quelques heures plus tôt, les cloches de Saint-Pierre de Montmartre ont sonné le tocsin,comme celles de toutes les églises de la capitale, pour apprendre aux Parisiens que l'ordre de mobilisation venait d'être affiché. Alors, dans les mansardes ou maisonnettes qui les abritent, de nombreux peintres et poètes ont exhumé à la hâte leur livret militaire qui dormait au fond d'une malle ou d'un tiroir, et rassemblé dans une musette quelques vêtements et objets divers. Puis, avant de partir rejoindre le dépôt de leur régiment, ils sont allés retrouver les amis pour un au revoir, qui hélas serait pour certains d'entre eux un adieu... Place du Tertre, le sculpteur Maurice Drouard entonne une vibrante Marseillaise, reprise en choeur par ses voisins. Il ignore qu'il ne reverra plus son cher quartier : au petit matin, il rejoindra pour un aller sans retour le 236e régiment d'infanterie...

"C'est le 2 août 1914 que notre Montmartre est mort", écrira plus tard Roland Dorgelès, en se souvenant avec nostalgie de sa jeunesse sur la Butte.

"Le tocsin de guerre résonna à Montmartre comme dans un village de l'Est"...


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