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Le siège d'Orléans (1428- 1429)
Le siège d'Orléans (1428- 1429)
Par Hervé Luxardo

À l’automne 1428, quand débute le siège d’Orléans cela fait près de cent ans que la France est en guerre contre la monarchie anglaise. Et pour les Français, c'est une guerre jalonnée de catastrophiques défaites : Crecy en 1346, Poitiers en 1356 et enfin, en 1415, le désastre d'Azincourt suivi du non moins désastreux Traité de Troyes de 1420 qui donne au roi Henry V d’Angleterre la régence du royaume de France. En octobre 1422, le dauphin Charles VII, qui réside à Bourges, a été élu roi par une partie de la cour tandis que l’autre, en application du Traité de Troyes, a choisi le très jeune (il a 10 mois) Henry VI d' Angleterre, fils d'Henry V. Le nord du royaume de France appartient ainsi au roi d’Angleterre, représenté par le régent Jean de Lancastre, duc de Bedford, (qui va épouser Anne de Bourgogne), est alors allié au duc de Bourgogne... Le dauphin Charles VII tient de son côté le sud de la Loire dont la Touraine avec l’Orléanais en sont la ligne de démarcation.
C'est dire si Orléans qui possède un unique pont sur la Loire est une place forte stratégique et combien les Anglais sont décidés à s’en emparer ; d'autant que Charles VII a réuni quelques semaines auparavant les États de langue d'oil et de langue d'oc à Chinon qui lui ont accordé pour 500 000 francs de subsides...

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Le soldat inconnu ou "la dernière relève" par Claude-Catherine Ragache
Le soldat inconnu ou « la dernière relève »

par Claude-Catherine Ragache

De nos jours il semble aller de soi que le Soldat inconnu repose à Paris sous l’Arc de Triomphe, et pourtant il s’en est fallu de peu qu’il ne rejoigne jamais le célèbre monument érigé pour glorifier les victoires de l’Armée française. En effet ce fut après de longues hésitations, des atermoiements sans fin et même de virulentes polémiques que le gouvernement de la Troisième République se résolut enfin, le 11 novembre 1920, à conduire jusqu’à cette dernière demeure le corps anonyme d’un soldat arraché quelques jours plus tôt à la terre du champ de bataille où il était tombé pour la France.La question du soldat inconnu n’était qu’un aspect du problème qui, deux ans après l’armistice, maintenait sous haute tension la classe politique comme l’opinion publique : un problème à la fois d’ordre matériel et moral, celui des très nombreux morts de la guerre. En cette fin d’année 1920, on avait pris la mesure de l’hécatombe qui en 52 mois de combats avait soustrait à la population française près d’un million cinq cent mille hommes. La plupart dormaient encore de leur dernier sommeil là où ils étaient tombés ou tout près, sous une modeste croix de bois ou mêlés à la terre cent fois retournée par les bombardements...

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Péguy pantalon rouge - Jean Pierre Rioux
Péguy pantalon rouge

par Jean Pierre Rioux


        Le 4 août 1914, le départ de Charles Péguy fut sans tristesse et il confia à une amie : « Je pars soldat de la République, pour le désarmement général, pour la dernière des guerres » ..Il pense que la guerre sera courte, comme tant d’autres mobilisés. Mais il entend bien « faire la guerre pour tuer la guerre » tout en défendant la Patrie menacée. Il part comme délivré et la délivrance, pour lui, c’est la levée en masse « comme en 93 ».

Un patriote

        La République de ce pantalon rouge reste la fille de la défaite de 1870. Comme tant d’hommes de sa génération, Péguy a grandi dans la « stupeur d’avoir été battus, puisqu’il était entendu qu’on était invincible ; mais rapidement stupeur et surprise de ressentiment et, plus profondément, un ressentiment d’outrage ». Cet outrage-là a fait de lui un fantassin fidèle à l’armée populaire selon Gambetta, « une armée qui comprendra tout le monde, une armée qui sera la nation elle-même debout devant l’étranger ; une armée où les droits de l’intelligence et la hiérarchie seront parfaitement respectés et, surtout, où la science des armes, ce triomphe de l’intelligence, sera appliquée à sa dernière puissance, avec tout ce que comporte d’audace, intelligence, d’héroïsme et de grandeur le génie même des Français ».

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Etre français en Californie au XIXème siècle par Annick Foucrier

Être Français en Californie au XIXe siècle

Par Annick Foucrier


Dès la fin du XVIIIe siècle, avant même que l’expédition d’exploration décidée par Louis XVI et dirigée par Lapérouse ne relâche en Californie en 1786, des Français sont installés dans cette province de l’empire espagnol. Ainsi, à la mission San Buenaventura, en 1782, un marin français, Pierre Roy, sert de parrain pour Mateo, un Indien nouvellement converti. Il est qualifié:«Français de nation, natif de la ville de Lorient». Au siècle suivant, des dizaines de milliers de Français ont vécu, plus ou moins longtemps, en Californie. Dans cette région qui a été espagnole, puis mexicaine à partir de 1821, avant d’être conquise et annexée par les États-Unis en 1848,ces migrants ont élaboré des identités individuelles et collectives, publiques et privées, nationales et régionales, françaises, franco-californiennes ou américaine.Ces négociations d’identités ont varié dans le temps et dans l’espace, selon les conditions de la migration, selon la façon dont la société d’accueil les a reçus et perçus, et selon leurs propres projets d’avenir. Mais elles ouvrent une fenêtre sur ce que veut dire «être français» au siècle dernier,en l’observant dans un pays étranger, loin de la nation, là où cela ne va pas de soi.


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